La Pirogue : Pourquoi y revient-on ?
30 juin 2026
Plus qu’un hôtel : une deuxième maison. Depuis son ouverture, La Pirogue a tissé un lien singulier avec des voyageurs du monde entier. Certains y reviennent chaque année depuis plusieurs décennies, portés par la même certitude : celle d’y vivre un moment hors du temps.
Alors qu’il s’apprête à fêter ses cinquante ans, l’hôtel n’a rien perdu de son pouvoir de faire rêver. En un demi-siècle, La Pirogue s’est imposé comme un emblème de l’hospitalité mauricienne, un lieu de souvenirs. Pour beaucoup, ce lien d’appartenance s’est renforcé au fil des séjours, jusqu’à faire de l’hôtel une véritable deuxième demeure.
Une affaire de cœur

Ces habitués ne viennent plus seulement pour des vacances. Ils viennent retrouver une ambiance, des visages familiers, parfois même le même bungalow. Et puis, il y a cette sensation difficile à expliquer dès l’arrivée : celle d’être attendu.
Sylvia Meyer est de ceux-là. Originaire d’un petit village en Suisse, elle séjourne chaque année à La Pirogue depuis plus de 30 ans. « C’est une affaire de cœur. J’aime La Pirogue, ses employés, l’atmosphère qui y règne. C’est vraiment quelque chose d’unique », confie-t-elle.
En 1994, elle découvre l’hôtel presque par hasard, sur les conseils d’un ami travaillant dans une agence de voyage. À l’époque, elle cherche surtout une escapade. « Avant, je passais mes vacances en Suisse, mais le bureau n’arrêtait pas de m’appeler. Je me suis dit qu’il fallait aller très loin », raconte-t-elle, non sans une pointe d’humour.
« L’hôtel des sourires »

Ce qui la touche dès son premier séjour, c’est la gentillesse du personnel. « Tout le monde se pliait en quatre pour me rendre service. Je me suis dit : pourquoi ne pas revenir ? Aujourd’hui, c’est ma deuxième famille. Quand je viens ici, c’est comme si que je rentrais chez moi. »
Cette chaleur humaine a également marqué Nick Bristow, client régulier depuis 2012. Pour ce Britannique, La Pirogue, c’est l’hôtel des sourires, comme il aime le surnommer. « Les gens sont heureux dans leur travail, souriants et pleinement investis pour rendre votre séjour spécial, et ils y parviennent assurément. Rien ici ne semble forcé. »
Lucille Douaud partage ce même ressenti : « Les gens ont toujours une petite attention pour nous. Ils connaissent nos habitudes aussi, ils prennent le temps de savoir comment ça va ». Dès 2019, l’année de premier séjour, des amitiés se sont nouées avec des membres du personnel. « On s’est écrit toute l’année sur WhatsApp pour prendre des nouvelles ».
Pour s’en rendre compte, il suffit de rencontrer Radhay Balmick, Chief Steward. Ce dernier a rejoint l’hôtel en 1990. « La Pirogue, c’est une famille où des milliers de gens qui se rencontrent, apprennent à se connaître et qui se sentent bien. Le sourire du personnel, c’est quelque chose que tous nos clients aiment. »
Des bungalows iconiques

Ce sentiment d’être chez soi tient aussi à l’architecture singulière du lieu. Dissimulés dans un jardin de 15 hectares, les bungalows de La Pirogue rendent hommage aux coques renversées des pirogues de pêche mauriciennes grâce à leurs toits en chaume. Tous tournés vers la mer, ils offrent une atmosphère intime et paisible. Au fil du temps, ils ont su conserver leur authenticité et leur âme.
C’est notamment pour ces bungalows et pour la vue qu’ils offrent que Karin et Manfred Beckman font chaque année le voyage depuis l’Allemagne. C’est en 1976, quelques mois seulement après l’ouverture de l’hôtel, qu’ils y ont séjourné pour la première fois. Et malgré les années, certaines habitudes demeurent, comme celle de toujours réserver le même bungalow.
En pleine nature

L’hôtel est indissociable de son jardin, de ses quelque 1 800 cocotiers, ou encore des oiseaux qui égayent chaque balade par leurs chants. « Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est le fait d’être entouré d’espaces verts magnifiquement entretenus. Vu leur maturité, on peut voir que ces jardins sont là depuis longtemps », partage Andy Sockalingum. Ce Britannique d’origine mauricien fait souvent le voyage du Danemark, où il vit, pour se ressourcer à l’hôtel.
Pourquoi revient-on à La Pirogue ? Pour la beauté du lieu, d’abord. Pour ses bungalows, posés dans un immense jardin bordant l’océan. La chaleur sincère, des visages familiers que l’on retrouve, et cette sensation, presque intime, d’arriver chez soi...